LIVRES OUVERTS

Ouvrir un livre c'est s'ouvrir à un monde construit de toutes les identités universelles.

12 avril 2010

L'ODEUR DES POMMES # MARK BEHR

L_ODEUR_DES_POMMESUn roman qui traite de l'Afrique du Sud... proposé dans un partenariat BOB/JC LATTES.

Je postule, parce que l'histoire de ce pays m'intrigue, m'interroge et questionne mes convictions sur le racisme, l'apartheid, le sort qu'a réservé une identité à une autre.

J'ai lu UN ARC EN CIEL DANS LA NUIT de Dominique Lapierre. Il m'a semblé avoir approché l'inexorable engrenage dans lequel un pays tout entier peut se trouver entraîné quand la colonisation vient - soi-disant - se mêler du mieux-être de ses autochtones. De ses indigènes, comme disent ceux qui les regardent du haut de leur supposée réussite sociale. Imprégnée de l'histoire de ces hollandais qui, en 1652, ont posé le premier pied dans ce pays de noirs, qui petit à petit, bien que minoritaires, se sont investis de tous les droits, y compris de celui de vie et de mort sur ceux qu'ils ont assujettis, je m'attendais à retrouver cette "ambiance" dans le roman de Marck Behr, qui est né et a grandi en Afrique du Sud. Il est né l'année où Nelson Mandela est condamné à perpétuité pour "terrorisme", en 1963.

Ce ne sont que des allusions qui sont faites sur l'histoire de ce pays : la famille Érasmus, dont le père est général, la mère ex-musicienne et cantatrice, les deux enfants, Ilse et Marnus, brillants élèves d'un établissement réservé aux Afrikaners. Cette famille, pieuse et bien-pensante évolue dans le milieu nanti du Cap.

C'est Marnus, le narrateur, qui relate les événements qui vont bouleverser sa vie d'une manière sournoise, insidieuse. Le lecteur est en présence de deux récits, alternés de chapitres en chapitres : soit Marnus a une dizaine d'années et nous conte son enfance, soit Marnus est un jeune soldat en faction dans une Angola en guerre.En filigrane, le poids de l'Apartheid... Ce jeune Afrikaner parle avec naïveté de sa relation avec les Coloured, qui le servent et peuplent sa vie. Mais, sans vraiment comprendre l'importance de ce qui se trame dans le monde des adultes, il va nous rapporter l'intrusion d'un énigmatique M. Smith, dont on apprend vite qu'il est, lui aussi, militaire, qu'il vient du Chili et qu'il soutient le régime de l'Apartheid.

J'ai été gênée par l'innocence affichée de cet enfant (j'ai trouvé cette candeur un peu faussée), même si elle est quelque peu contrebalancée par la réalité de la narration du jeune adulte. Bien sûr, je comprends qu'un petit bonhomme de dix ans n'évoque que ce qu'il constate... mais le texte donne l'impression que l'enfant ne donne pas sens à ce qu'il voit, entend, ressent. Vers la fin du roman, cependant, il lui est accordé d'émettre quelques hypothèses.

L'ODEUR DES POMMES est un roman qui se lit bien, facilement. Le commentaire de J.M. Coetzee le présente comme "captivant et troublant". Je n'ai pas été émue, mais j'ai aimé le découvrir.

Merci à JC LATTÈS, à BOB...

Ces moments de lecture sont merveilleux !

Retour à l'accueil

Rendez-vous sur Hellocoton !
Posté par tinusia à 20:37 - Qu'en pensez-vous ? [3] - Permalien [#]
Tags : ,

Commentaires

    Ah, ah, je suis à l'affut en ce moment de romans sur l'Apartheid, mais, effectivement, ce que tu dis des passages avec le narrateur enfant naïf et factuel me gêne, je n'apprécie pas beaucoup ce principe narratif.

    Posté par emmyne, 12 avril 2010 à 21:33
  • pourquoi pas...

    Posté par Anne Sophie, 12 avril 2010 à 21:38
  • La quatrième ne m'avait pas tentée, mais pourquoi pas...
    Bonne journée !! Bizz !

    Posté par soukee, 14 avril 2010 à 17:39

Poster un commentaire