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28 janvier 2012
devinette
Un indice, pour trouver le titre du prochain roman que je vais lire...
J'espère vos propositions ;)
Allez, une petite piste supplémentaire ...

26 janvier 2012
LECTURE NUMÉRIQUE... OU PAS
Lorsque j'étais gamine, je possédais une « liseuse » : c'était une espèce de cape en laine légère que ma mère me mettait sur les épaules pour que je lise au lit sans craindre le rafraîchissement nocturne, le soir avant de m'endormir. Maintenant que je suis adulte, je possède une « liseuse » : c'est un appareil dédié à la lecture de documents numériques. Et je l'utilise aussi le soir avant de m'endormir.
Il en est qui ont franchi le pas, d'autres qui hésitent, d'autres encore qui refusent obstinément de se laisser séduire, et d'autres enfin qui ont essayé et qui n'ont pas pu...
Dans cette nouvelle rencontre avec la lecture, tous les avis sont défendables.
Le livre électronique, à mon sens, ne doit pas être comparé au livre-papier. Lorsque la télévision est née, on s'est inquiété de son éventuelle suprématie sur le cinéma. Il s'est avéré que les spectateurs coutumiers des salles obscures ne les ont pas désertées même s'ils étaient aussi devenus téléspectateurs : le rapport à l'image était différent. Les liseuses électroniques nous proposent une toute autre posture de lecture que celle qui nous est culturellement familière. Ce qui crée peut-être la confusion, c'est l'utilisation du vocable « livre » pour désigner indistinctement le support et le contenu. Blogueurs et blogueuses, nous sommes depuis bien longtemps accoutumés à nous référer à la lecture numérique : que faisons-nous d'autre, quand nous parcourons les billets amis, quand nous surfons sur internet pour effectuer des recherches ?
Pour faire écho aux remarques des plus récalcitrant(e)s d'entre nous, j'évoquerai le plaisir des sens qui fait défaut dans ce contact un peu – beaucoup - dématérialisé que nous procure la liseuse : le toucher d'une feuille, d'une couverture, le froissement d'une page que l'on tourne, l'odeur caractéristique de l'encre de nos bouquins... C'est vrai, un livre, c'est « vivant » : il passe de yeux en yeux, de mains en mains, avant d'arriver dans notre propre sphère ; il est « marqué » de cette indéfinissable atmosphère des bibliothèques, des librairies, des rayonnages de nos collections. Il existe dans le temps, dans l'espace, dans l'espace-temps de notre imaginaire culturel. Le livre, c'est notre enfance, le souvenir de nos apprentissages, de nos premiers frissons poétiques, du commencement de nos découvertes. Mais est-ce du livre dont il s'agit, ou de l'acte de lire ? Sans doute des deux, qui s'entremêlent !
Intrinsèquement, la lecture numérique nous convie à demeurer dans l'acte de lire. Avec un autre support.
Ma propre expérience avec cet outil (alors que j'ai un demi-siècle de lecture-livre-papier à mon actif), est née d'abord de la curiosité de tester un produit « high tech ». Elle est positive, voire jubilatoire.
Cette petite tablette se fait rapidement oublier : elle est légère, maniable, aisément transportable, d'un usage enfantin. Elle me permet d'emmener avec moi, où que j'aille, et sans être encombrée, les mots et les textes de plus de mille auteurs si je le veux. Je la consomme sans modération, où que je sois : au lit, dans un cabinet médical, au salon de coiffure, dans mon fauteuil, en terrasse ensoleillée d'un café... Bien sûr, rétorqueront les contradicteurs, je peux faire usage du livre de la même manière ! Et c'est bien sûr ce que je faisais « avant ». Alors je fais les deux : tantôt un livre, tantôt la liseuse... pour, somme toute, le même plaisir : celui de lire !
Ma PAL numérique est encore modeste, sur les rayons de ma nouvelle bibliothèque. Je ressens toutefois une petite jouissance de penser que cette belle assemblée d'écrivains m'accompagne partout où je me rends. Elle est très éclectique, aussi... et dans le désordre...
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Les heures souterraines, Delphine de Vigan
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Le dernier jour d'un Conda, Victor Hugo
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La piste du crime, Wilkie Collins
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Boys Don't Cry, Malorie Blackman
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Avant le silence des forêts, Lilyane Beauquel
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Retour à Killybegs, Sorj Chalandon
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Un homme dans la nuit, Gaston Leroux
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Le mystère de la chambre jaune, Gaston Leroux
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L'abîme, Wilkie Collins
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Je dis non, Wilkie Collins
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L'hôtel hanté, Wilkie Collins
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Zulu, Caryl Férey
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La musique d'une vie, Andreï Makine
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Bleu Citron, Serge Nérac
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La maison du chat-qui-pelote, Honoré de Balzac
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La guerre des mondes, H.Georges Wells
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De l'autre côté du miroir, Lewis Caroll
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Les aventures de Tom Sawyer, Mark Twain
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Les contes des fées, Charles Perrault
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La bête humaine, Émile Zola
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Germinal, Émile Zola
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Les fables, Jean de La Fontaine

22 janvier 2012
SEULE CONTRE LA LOI # WILKIE COLLINS
« Au lendemain de ses noces avec Eustace Woodville, Valeria découvre qu'elle a épousé un homme riche en mystère. Tout d'abord, son vrai nom est Macallan. Cette révélation pique la curiosité de la jeune mariée... qui n'est pas au bout de ses surprises. Il s'avère que le nom de Macallan est entaché de scandales, l'homme ayant été soupçonné d'avoir assassiné sa première épouse. Les poursuites abandonnées faute de preuves, Eustace a tenté de se faire oublier. Convaincue de l'innocence de son mari, l'impétueuse Valeria décide de mener l'enquête. Contre l'avis de tous, et bientôt en opposition violente avec son entourage, elle va s'employer, dans une angoissante solitude, à lever l'un après l'autre les masques supposés protéger la bonne société victorienne. Soucieuse de dissimuler ses propres turpitudes - meurtre, chantage, extorsion -, cette dernière semble avoir fait main basse sur la Loi. Thriller labyrinthique, âpre réflexion sur les faux-semblants, vibrant portrait d'une héroïne libre et intraitable, Seule contre la loi passe pour le premier roman policier dont le détective est une femme. A la lecture de cet opus, on comprend l'admiration sans borne que Borges et Hitchcock vouèrent au maître W. W. Collins (1824-1889), ami et rival de Dickens en son temps. »
Livres Ouverts, le 22 janvier 2012
Ma chère Valeria,
Vraiment, vous m'impressionnez par la ténacité, l'opiniâtreté, l'obstination, l'entêtement dont vous faites preuve ! Permettez-moi de vous dire, tout d'abord, à quel point j'admire votre audace (qui frise parfois l'intrépidité, voire l'inconscience).
L'amour est vite né de votre rencontre avec Eustache. J'ai même pensé qu'il était TROP VITE né, que vous seriez vite abusée par ce prompt engouement et que raison reviendrait au premier écueil que rencontrerait votre couple naissant.
Et le désagrément, que dis-je, le péril a pris place dès les premiers instants de votre union ! Cette Madame Woodville que vous êtes devenue, découvre in petto qu'elle aurait du prendre le patronyme de Macallan, si son époux avait accepté de lui offrir sa réelle signature.
La supercherie découverte, l'âme, le corps et le cœur abandonnés par un conjoint honteux d'un passé sinistre et non élucidé, vous voici transformée en courageuse va-t-en guerre.
Je ne peux que louanger votre détermination à laver l'honneur de votre mari, cet homme qui vous a caché son passé et auquel vous pardonnez incontinent.
Mais ce que j'ai apprécié par dessus tout, à la lecture de votre longue investigation, c'est la manière dont votre père « littéraire » (je nomme ici Monsieur Wilkie Collins) a délibérément bouleversé les principes victoriens qui régissaient l'époque dans laquelle vous avez vécu.
Alors que la femme, en ces temps, possède des droits similaires à ceux de l'enfant mineur, qu'elle est cantonnée dans un rôle de mère et de maîtresse de maison, vous, Valeria, partez vous exposer au Monde pour faire reconnaître l'entière innocence de l'homme que vous aimez.
Vos agissements sont précurseurs : une trentaine d'années plus tard, ce sont les suffragettes qui prendront le flambeau que vous auriez allumé si vous n'aviez pas été qu'une figure de roman.
Âprement, vous défendez ce que vous pensez être les droits d'Eustache Macallan sans hésiter à braver les convenances. N'oublions pas que nous sommes en 1875 !
Voici, d'une part, ce qui fait l'attrait du récit de votre entreprise.
En outre, votre « géniteur », Wilkie Collins, a l'art de distiller les détails de l'enquête que vous allez conduire, de manière à ce que vos hésitations de détective amateur deviennent matière à se perdre dans le dédale des suppositions et des présomptions.
Le dénouement est imprévisible ; chacun des personnages qui vous entourent est un suspect potentiel et la conclusion de votre quête absolument inattendue à aussi peu perspicace que moi !
Vous me voyez bien aise, ma chère Valeria, d'avoir parcouru en votre compagnie ce labyrinthe mondain et de commerce bien peu aimable, bien aise d'avoir fait la connaissance d'une jeune femme généreuse, déterminée, persévérante.
Je souhaite longue vie au couple que vous avez su défendre et sauver, contre vents et marées.
Merci à Soukee ! C'est elle qui m'a fait découvrir cet écrivain !
Et un livre lu dans le cadre du "CLUB DES LECTEURS NUMÉRIQUES"

12 janvier 2012
LA LÉGENDE DE NOS PÈRES # SORJ CHALANDON
« Après avoir été journaliste à la Voix du Nord, Marcel Frémaux est devenu biographe familial. " Toute vie mérite d'être racontée ", disent ses publicités, et c'est pour cela que ses clients se confient à lui. Il les écoute, met en forme leurs souvenirs, les rédige puis fait imprimer un livre destiné aux amis ou au cercle familial.
Un matin, Lupuline Beuzaboc se présente au biographe.
Tescelin, le père de Lupuline, ancien cheminot du Nord de la France, était un Résistant, un partisan de l'Armée des ombres. Dédaigneux des hommages, il n'a raconté sa bravoure qu'à sa fille. Alors, pour ses 85 ans, Lupuline veut offrir à son père les mémoires de son combat. Elle veut ramener son passé glorieux en pleine lumière. Le vieil homme est réticent. Embarrassé. En colère même de tout ce tapage. Et puis il accepte.
Marcel Frémaux va s'atteler à cet ouvrage avec passion. Pierre Frémaux, son père, fut un Résistant. Comme le vieux Beuzaboc, un partisan de l'Armée des ombres, silencieux et dédaigneux des hommages. Mais son père n'a jamais rien raconté. Et il est mort, laissant son fils sans empreinte de lui. En écoutant Beuzaboc, c'est son père que le biographe veut entendre. En retraçant sa route, il espère enfin croiser son chemin. Mais rien ne se passe comme il le pensait. Et plus Beuzaboc raconte, plus le doute s'installe. C'est par une poignée de mains, que le biographe et le vieil homme avaient scellé leur pacte de mémoire. Ensemble, ils franchiront les portes de l'enfer. »
Qui, de Tescelin Beuzaboc ou de Pierre Frémaux, son père, Marcel Frémaux souhaite-t-il entendre les souvenirs ? De laquelle de ces deux mémoires veut-il et pourra-t-il se faire l'écho ?
Lupuline, la fille de Tescelin, a connu le bonheur d'entendre son père narrer son histoire de Résistant, alors que Marcel n'a jamais rien recueilli de Pierre. L'un et l'autre de ces guerriers de l'ombre ont pourtant vécu les mêmes événements. L'un et l'autre de ces héros silencieux ont refusé les hommages, conservant pour eux seuls les faits d'une guerre clandestine.
Le roman de Sorj Chalandon n'est pas une publication de plus sur la Résistance. Non.
L'un des sujets profonds de ce texte ce sont LES MOTS. Ceux qui sont dits, ceux qui sont entendus, ceux qui sont écrits, ceux qui sont lus. Concis, incisifs, sobres, précis. Des phrases courtes, épurées, porteuses de sens. Porteuses du sens que chacun, de là où il se trouve, leur accorde. Lupuline, enfant, a fait entrer son père dans la gloire en l'écoutant parler de son passé. Marcel, en quête des non-dits du sien, veut faire raisonner les propos de Beuzaboc pour qu'ils évoquent la trace paternelle manquante.
Les mots sont nés de LA MÉMOIRE, l'autre thème de ce roman. Marcel, le « biographe familial », est un passeur de mémoire, celui qui met en perspective les faits - réels ou imaginaires – et les dits. En écoutant Tescelin, en transcrivant ses propos, en enquêtant sur leur véracité, il contribue au devoir de mémoire. Empreinte de l'Histoire collective, certes. Mais aussi témoignage sur l'histoire humaine de ceux qui nous ont précédés : nos pères.
Quelques extraits :
« Parce que les mots écrits font parfois mal, ou peur. »
« Oui, tout, j'écoute, je garde, même le plus gris des mots. Même s'il ne sert à rien. »
« Simplement pour que Lupuline se souvienne, il avait recueilli des éclats de vaillance et choisi des bravoures qui n'étaient pas les siens. Il avait volé quelques hommes, s'était glissé dans la peau de l'un, le courage de l'autre, la douleur du troisième, pour les ramener tous les trois à la vie. Il n'était pas la somme de ses renoncements, mais l'addition de leurs courages. Il avait une vie en plus. Il leur rendait hommage. Et toute son existence, jusqu'à son dernier souffle, il se demanderait ce qu'il aurait fait, s'il avait eu deux jambes pour porter ses vingt ans. »
Un remerciement tout spécial à Emmyne qui m'a donné l'occasion de faire la connaissance de cet écrivain magistral (dont j'ai bien l'intention de poursuivre la découverte). Cet écrivain, grâce auquel j'ai retrouvé le goût d'écrire.
Le billet d'Emmyne, ici
Voici ma première participation au Club des Lecteurs Numériques qui propose à ses membres de partager et d’échanger sur les pratiques de lecture numérique.

08 juin 2011
RETOUR EN TERRE # JIM HARRISON
Le titre est de circonstance et c'est la lecture des billets de quelques blogs amis qui m'ont entraînée vers ce texte. De Jim Harrison, je n'avais jamais rien lu, bien qu'il semble qu'il soit reconnu comme un écrivain de grande qualité.
S'il ne doit rester dans ma tête et dans le coeur qu'un extrait de ce roman, ce sera : "Je suppose que la mort, surtout la mort d'un être aimé, ébranle toutes nos certitudes concernant notre vie sur terre, je parle du train-train quotidien, de nos habitudes de pensée, de tout ce que nous avons appris sur ce que cette vie est censée être et que nous acceptons les yeux fermés. La mort nous propulse dans un paysage différent."
Mais voilà bien mal commencer une critique qu'en appuyant son sentiment sur celui de la disparition ! Il est certain que je suis terriblement fragile, en ce moment, mais il est vrai aussi que je cherche des éléments de compréhension à l'effondrement interne qui a bouleversé toute ma vie, avec le décès de mon fils.
C'est du retour en terre de Donald dont il est ici question, "en" terre et "à" la terre. Donald, atteint d'une maladie incurable et invalidante, demande à ses proches de l'aider à partir dignement. Point de pleurnicherie, et le dernier soupir de Donald est décrit avec pudeur et retenue.
Ce qui fonde la trame de ce livre, c'est une profonde réflexion sur la vie ; celle de Donald, dans un premier chapitre, qui dicte son histoire de vie à sa femme Cynthia, afin qu'elle soit transmise à leurs enfants. Son quotidien, certes, et celui de ses ascendants (dont il n'a pas toujours à être très fier), mais aussi ses convictions. Et ces convictions sont justement ancrées dans LA terre : Donald est un métis indien/finnois qui a pris ses racines dans les deux cultures. La rudesse (dans le genre "forts des halles") et l'intériorité spirituelle (la réincarnation, surtout). Donald est fasciné par les ours et il emmenait ses enfants, alors qu'il était encore valide et en "santé", dans cette nature sauvage et essentielle qui a forgé sa personnalité. Il est convaincu, et convaincra Clare, sa fille, qu'il sera "ours" dans une vie future.
K, puis David, puis Cynthia viendront tour à tour, chapitre par chapitre, prolonger cette réflexion sur LA VIE. K, c'est son neveu, David, son beau-frère, Cynthia, son épouse. Chacun, à sa manière, décrit le lent processus de deuil qui s'opère en lui. Chacun poursuit son chemin...
**********
J'ai trouvé ce roman un peu fastidieux, non parce qu'il traite de mort et de deuil, mais parce que les personnages y sont nombreux et qu'il m'a parfois été difficile de comprendre leur implication dans l'histoire de Donald. Même s'ils sont toutes et tous très touchants, même si leurs propos sont vrais et souvent troublants. Bref, une lecture qui n'a pas répondu à mes attentes.
**********
D'autres ont chroniqué aussi ce roman :
Bernard, AliAnna, Estampilles, Journal d'une lectrice, Missorchidée, Cathe, Des livres et des heures, Lettres exprès, Book'ing, Calou, l'ivre de lecture, Ombres blanches, A ma place, Mot à Mot, Lecture/Écriture, et sans doute bien d'autres encore.
Ce que l'on peut constater, c'est que les avis sont très partagés et que la plupart diffère du mien !

04 juin 2011
ENCORE À LIRE... ENCORE À DIRE...
Pierre avait 22 ans et 9 mois, lorsque nous l'avons accompagné dans sa "dernière demeure" comme il est coutume de dire. Pierre est mon fils, mon enfant. Pierre est parti, il y a 6 mois.
Pendant le temps où mon mari et moi l'avons accompagné, en fin de vie, je n'ai cessé de lire, mais pas pu écrire... mes mots n'étaient que pour Pierre.
Mais je suis restée en contact avec la blogosphère de la littérature grâce à Anne-Sophie, Soukee, Ankya, et d'autres "anonymes" dont, parfois, je lisais les billets.
Alors, je vais tenter de retrouver des mots pour dire ce qui m'anime maintenant... pas nécessairement mon deuil, long, douloureux, infini.
Je lis, je continue ; je vis, je continue...
Mon prochain billet sera sur "RETOUR EN TERRE" de Jim Harrison... de circonstance, bien sûr !

23 septembre 2010
LE JEUDI, C'EST CITATION
Citons avec Chiffonnette...
"Les règles de la démocratie veulent que ce soit la majorité qui ait raison. Et si la majorité avait tort, me direz-vous ?
Ça ne change rien : la majorité aurait raison d'avoir tort.
" de Philippe Geluck - Entrechats
Avec la participation de :
aBeiLLe, Amanda, Ankya, Bookworm, Cathulu, Cuné, Delphine, George, Hérisson08, Kali, Khatel, La Trace, Liza Lou, Lucie, Mango, Marie, Martine, Naolou, Patacaisse, Séverine, Stéphanie, Stéphie, Sylvie, Valérie, et... Mo ... et celles et ceux que Chifonnette n'a pas encore recensés...

16 septembre 2010
LE JEUDI, C'EST CITATION
Citons avec Chiffonnette...
"Les chaînes n'ont pas toujours l'apparence qu'on leur connaît et [...] il en existe de toutes sortes, souvent d'autant plus lourdes à porter qu'invisibles." de Neil Gaiman - Stardust
Avec la participation de :
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09 septembre 2010
LE JEUDI, C'EST CITATION
Citons avec Chiffonnette...
"Tout le monde sait qu'il n'existe pas deux personnes qui perçoivent de la même façon une poésie ! Le sens qu'on donne aux mots et aux images est très intime. " de Hélène Cruciani - Expéron
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02 septembre 2010
LE JEUDI, C'EST CITATION
Citons, citons, avec Chiffonnette !
"Le pire de certaines haines, c'est celles qui sont si viles et si rampantes qu'il faut se baisser pour les combattre." Marek Halter - Je me suis réveillé en colère.
Avec la participation de :
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31 août 2010
MOISSONS D'AOÜT
- STARDUST de Neil Gaiman
- SA MAJESTE DES MOUCHES de William Golding
- ENTRECHATS de Philippe Geluck

26 août 2010
LE JEUDI, C'EST CITATION
Citons, citons, avec Chiffonnette !
"Si le langage est une forêt où chacun peut se promener librement, chaque arbre porte ses propres fruits." Marek Halter - Le Kabbaliste de Prague.
Avec la participation de :
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19 août 2010
LE JEUDI, C'EST CITATION
Citons, citons, avec Chiffonnette !
"Il était une fois...
Je ne sais pas vous, mais moi, dès que j'entends ces quatre mots, je
ronronne, je m'abandonne, je prends la mer ou je m'envole, je m'étends,
je m'agrandis..."
Erik Orsenna - La révolte des accents.
Avec la participation de :
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15 août 2010
DIMANCHES POÉTIQUES - JOHN DONNE
Va attraper une étoile filante,
Fais qu'une racine de mandragore enfante,
Dis-moi où sont les jours d'antan passés,
Ou qui fit fourcher des Diables les pieds,
Enseigne-moi à ouïr chanter Sirènes,
Me prémunir des piqûres de la haine,
Et m'apprends
Quel vent
Sert à pousser esprit honnête en avant.
Si tu es né pour des paysages impossibles,
Voir des choses invisibles,
Chevauche mil et une nuit, chevauche le Temps,
Jusqu'à ce que l'âge sur toi neige des cheveux blancs,
Toi, tu me diras, quand tu seras rentré,
Toutes les merveilles étranges qu'auras rencontrées,
Et jureras que nulle part
Ne vit la chose rare
D'une femme honnête, et belle aussi.
Si tu en trouves une, préviens moi ; je gage
Que serait doux tel pèlerinage ;
Et puis non, je n'irais point,
Même si par aventure, nous pussions nous voir non loin,
Bien que, lorsque tu l'as vue, elle parut sincère être
Au moins jusqu'au moment ou tu écrivis ta lettre
Déjà elle, je crois,
Sera
Infidèle, le temps que je vienne, à deux ou trois.
John Donne

12 août 2010
LE JEUDI, C'EST CITATION
Citons, citons, avec Chiffonnette !
"[les livres] viennent plutôt confirmer une opinion ou une décision que l'on a déjà prise, parfois sans s'en rendre compte. On cherche dans un livre la confirmation de ses propres convictions. Chaque livre, à tout prendre, porte en lui un autre livre." Alan Bennett - La reine des lectrices
Avec la participation de :
aBeiLLe, Amanda, Ankya, Bookworm, Cathulu, Cuné, Delphine, George, Hérisson08, Kali, Khatel, La Trace, Liza Lou, Lucie, Mango, Marie, Martine, Naolou, Patacaisse, Séverine, Stéphanie, Stéphie, Sylvie, Valérie, et... Mo ... et celles et ceux que Chifonnette n'a pas encore recensés...

09 août 2010
ENTRECHATS # PHILIPPE GELUCK
Je le clame assez sur les blogs amis, je ne suis pas bédéphile. Mais je ne suis pas bédéphobe, non plus ! Mon problème, de taille, c'est que je ne sais pas lire les mots en même temps que les images. C'est l'un ou l'autre... alors, vous comprenez... ça nuit un peu à la compréhension !
Mon fils a glissé cet album, subrepticement, dans ma bibliothèque. BD ou pas BD ? J'aurais tendance à me décider pour "pas BD"... Parce qu'il n'y a pas d'intrigue à suivre, parce qu'il ne faut se concentrer que sur une à sept vignettes maximum... là, j'y arrive...
LE CHAT de Philippe Geluck est un personnage placide et plein d'humour au Xème degré, qui en quelques mots, assène des vérités et contre-vérités... souvent drôles, souvent acides, la plupart du temps décalées et déjantées.
Le dopage. Une vignette...
Le CHAT, raquette de tennis à la main, est interviewé :
- Vous préférez l'herbe ou le synthétique ? questionne le journaliste (dont on ne voit que la main qui tient le micro)
- Je ne sais pas... je n'ai jamais fumé de synthétique, répond le matou.
La religion. Trois vignettes...
1. Dieu a créé l'homme
2. Et ensuite, pour le remercier
3. L'homme a créé Dieu
La guerre. Une vignette...
- Le 1er janvier 1945, à Hiroshima... les gens s'étaient souhaité une bonne et heureuse année.
La politique. Trois vignettes... LE CHAT regarde un chien...
1. Le chien de Jean-Marie Le Pen lève la patte comme tous les chiens
2. Mais ce n'est pas la même patte que tous les chiens
3. Pas de commentaire : le chien lève la patte gauche !
L'orthographe.
Bon. Si cet album ne m'a pas rendue bédéphile, je me suis bien amusée quand même à la lecture des réflexions de LE CHAT, qui sur la couverture est EN TUTU KAKI SUR LE TITICACA...
Quelques autres pensées ici

08 août 2010
STARDUST - LE MYSTÈRE DE L'ÉTOILE # NEIL GAIMAN
J'avais lu et aimé Coraline de Neil Gaiman ; c'est donc avec curiosité et intérêt que je suis partie à l'aventure aux côtés de Tristan Thorn et de son étoile.
Tristan Thorn est le fils naturel de Dunstan, né de l'éphémère rencontre avec une merveilleuse jeune fille de Ceux-d'Outre-Mur. Il existe, en effet, deux univers au sein d'une paisible forêt anglaise : d'un côté Wall, un petit village tranquille, de l'autre, le pays de Faërie, peuplé de créatures féériques, de sorcières, de licornes, de princes sanguinaires.
Tous les neuf ans, l'occasion est donnée aux habitants des deux mondes de se rencontrer, au cours d'une foire où le fantastique est proposé à l'achat : baumes et onguents, filtres, rêves en bouteille, draps de lavande, nappes de jacinthes, rideaux de roses, épées de richesse, manteaux de clair de lune, et même des yeux neufs pour les vieux !
Dunstan, à la recherche qu'un colifichet pour Daisy, sa belle, s'arrête à l'étal d'une étrange fille aux prunelles violettes comme des améthystes et aux oreilles de chat. Elle vend des fleurs, de verre ou de cristal, tintinnabulantes comme de minuscules et lointaines clochettes. Dunstan tombe sous le charme de la merveilleuse marchande, amarrée à son stand par une fine chaîne d'argent : elle est l'esclave d'une sorcière qui l'a capturée lorsqu'elle était enfant. Elle ne retrouvera sa liberté que "le jour où la lune perdra sa fille, pour peu que cela soit durant la semaine des deux lundis". Elle offre au jeune homme, contre un baiser, un perce-neige. A la nuit tombée, les jeunes gens se retrouvent... quelques mois plus tard, alors que Dunstan est marié à Daisy (un peu à contre-cœur, il faut bien le dire) est déposé à l'entrée du village un panier contenant un bébé braillard. Sur la couverture qui le protège est épinglé un parchemin sur lequel est écrit : Tristan THORN.
Tristan va grandir, aux côtés de son père, de sa "belle-mère' et de sa sœur Louisa. Parvenu à l'âge des émois adolescents, il veut séduire Miss Victoria Forester ; pour obtenir d'elle un baiser - et peut-être davantage - il s'engage à lui rapporter une étoile filante qu'ils viennent de voir choir du ciel, de l'autre côté du mur qui sépare le village de Wall du pays de Faërie.
Comme dans Coraline, le lecteur retrouve dans ce conte de fées pour adultes, le mythe du franchissement de la frontière. Tristan, en partant pour sa quête, nous entraîne dans un récit initiatique où l'exil représente la coupure fondatrice de l'identité et du rapport de soi à autrui. Ses aventures au cœur du pays des enchantements vont l'amener à découvrir les mystères de l'amour, du pouvoir, de la cruauté aussi. Il devra combattre, aimer, ruser, séduire, secourir, protéger, travailler, souffrir, défier, se différencier... bref, grandir...
En s'appuyant sur l'écriture d'un conte fantastique, Neil Gaiman, traite de sujets graves et profonds. Je suis sortie totalement "charmée" de cette lecture, qui relève de la pure tradition orale.
Vous pouvez lire des extraits ici

05 août 2010
LE JEUDI, C'EST CITATION
Citons avec Chiffonnette...
"Jusqu'au jour où je craignis que cela me fut enlevé, je ne m'étais jamais rendu compte que j'aimais lire. Pense-t-on que l'on aime respirer ?" de Harper Lee - Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur.
Avec la participation de :
aBeiLLe, Amanda, Ankya, Bookworm, Cathulu, Cuné, Delphine, George, Hérisson08, Kali, Khatel, La Trace, Liza Lou, Lucie, Mango, Marie, Martine, Naolou, Patacaisse, Séverine, Stéphanie, Stéphie, Sylvie, Valérie, et... Mo ... et celles et ceux que Chifonnette n'a pas encore recensés...

03 août 2010
SA MAJESTÉ DES MOUCHES # WILLIAM GOLDING
Une bande de garçons de six à douze ans se trouve jetée par un naufrage sur une île déserte. L'aventure apparaît aux enfants comme de merveilleuses vacances : ils se nourrissent de fruits, se baignent, jouent à Robinson. Mais il faut s'organiser et, suivant les traditions des collèges anglais, ils élisent un chef...
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C'est une île paradisiaque que les garçons découvrent d'abord... La nature y est exubérante et nourricière, chaque matin est un recommencement, comme si le monde venait d'être créé pour la première fois, le temps ne s'y écoule pas comme ailleurs. Ce sont des enfants et ils se prennent à rêver et à organiser des jeux d'aventure : deux groupes d'affinité se forment. Celui des "petits", qui ne pensent qu'à s'amuser, à se baigner, à dévorer des baies. Celui des "grands", qui, très vite, cherchent à organiser une vie sociale, en prenant modèle sur celle qu'ils connaissent, celle des adultes. Quelques uns vont émerger du lot : Ralph, Jack, Simon et Porcinet (qui est affublé de ce sobriquet en raison de son embonpoint et de ses lunettes).
L'autorité de Ralph est immédiatement reconnue par le groupe. Il se munit d'une conque dans laquelle il souffle pour instaurer des meetings réguliers au cours desquels il édicte des règles de vie. A la manière des Amérindiens, il attribue à la conque le rôle de "bâton de parole", utilisé à l'intérieur du cercle cérémonial pour donner la parole à chacun, le possesseur pouvant alors s'exprimer sans être interrompu. La conque devient le symbole de l'harmonie et du partage au sein du groupe.
Mais c'est sans compter sur la personnalité de Jack, rebelle aux lois promulguées par Ralph qui s'obstine à structurer et à prévoir les conditions de leur possible sauvetage. Jack, lui, est dans l'immédiateté, et selon lui le plus urgent est de se nourrir. Il forme une tribu de chasseurs qui, petit à petit, vont s'enivrer du goût du sang, de la disposition humaine à tuer.
L'un et l'autre ont de bonnes raisons : survivre au jour le jour ? anticiper la survie ? L'acrimonie naît entre eux deux, malgré le statut, bien involontaire, de Porcinet, auquel on fat jouer le rôle de bouc émissaire pour réunir les deux convictions.
Les derniers chapitres témoignent d'une montée en puissance de la violence qui atteint son paroxysme avec le meurtre de Porcinet. Les jeux d'alliance et d'opposition entre les enfants mettent en valeur les conditions d'un échec d'une civilisation fondée sur le rôle des leaders, et l'acceptation, ou le refus de leurs postulats de vie. L'environnement (qui finit par devenir hostile) l'absence des adultes, le contexte guerrier, les mécanismes classiques de la psychologie humaine, les peurs archaïques, les enchaînements meurtriers... voici les clefs d'une faillite sociale qui commence par une joyeuse robinsonade et se termine en catastrophe psychologique et humaine.
C'est un roman de grande qualité que je viens de fermer. Je vous invite à l'ouvrir à votre tour.
Quelques extraits ici

02 août 2010
CHALLENGE ÉPISTOLAIRE
Pour que nous, humbles lecteurs, puissions apprécier les textes, il a fallu, il faut que certains écrivent... et, parfois, s'écrivent entre eux
Anne Sophie et AzArIeL nous proposent un challenge dont je me fais l'écho...
Tout d’abord… un peu d’histoire !
Qu’est ce que la littérature épistolaire ? Le genre épistolaire est une correspondance ou un échange de lettres écrites. Phénomène très ancien, nous pouvons retrouver la présence de tels échanges dès l’Antiquité gréco-romaine. Il s’agit alors d’écrits réels. Lorsqu’une correspondance est fictive et imputée à un ou plusieurs personnages, on parle de roman épistolaire. Ce genre naît au XVIIe siècle, mais ne connaît un franc succès qu’au siècle suivant. Le lecteur a le sentiment de s’introduire dans l’intimité des personnages. De nombreux ouvrages fleurissent au XVIIIe siècle, comme par exemple Julie ou la Nouvelle Héloïse de Jean-Jacques Rousseau ou Les Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos. Il existe des ouvrages totalement épistolaires, d’autres qui ne le sont que partiellement, à l’instar de Dracula de Bram Stocker qui alterne échanges épistolaires et extraits de journaux intimes. Au XXIe siècle, un nouveau genre de littérature épistolaire voit le jour, par le biais d’échange de courriers électroniques.
Pourquoi ce challenge ?
Parce que les challenges fleurissent sur la blogosphère, alors nous – Anne Sophie et Azariel –
nous avons décidé de créer aussi le notre. Il nous a semblé intéressant
que ce défi permette aux lecteurs/bloggeurs de [re]découvrir la
littérature épistolaire. Alors, l’aventure vous tente ?
Comment participer ?
Rien de plus simple. Il suffit de vous inscrire sur un de nos blogs (A la découverte des livres ou Ptite-boukinette)
en nous laissant un commentaire au bas de cet article. A chaque fois
que vous lirez un ouvrage épistolaire ou semi-épistolaire, vous mettez
le logo du défi en bas de votre article avec un lien vers la page du
défi. Vous mettez un commentaire dans cet article afin que nous
puissions recenser les différents ouvrages lus. Vous avez jusqu’au 31
juillet 2011, en espérant que vous serez nombreux à vous inscrire.
Sur leurs sites vous trouverez des idées de lectures, et ... inscrivez-vous !























